La Vie pourvoit : entraide entre voisins, home-sitting...

Dans cet article, je consigne des instants de vie concrets, vécus sur le chemin, où j’ai vu à l’œuvre cette évidence : la Vie pourvoit. Des moments souvent considérés comme anodins, qui passent inaperçus, et qui pourtant révèlent toute la profondeur du soutien de la vie. Ces expériences mettent souvent en lumière deux choses : le timing est parfait, même si ce n’est pas celui que l’on préfère ou imagine, et les solutions viennent fréquemment des personnes de notre entourage, qu’elles soient proches ou inconnues. Il est donc essentiel de rester ouvert, patient, d’oser poser des questions et de demander de l’aide quand c’est nécessaire.

Je vous invite, à votre tour, à prêter attention à ces petits miracles du quotidien. Plus on les voit, plus la confiance grandit. Les noter renforce la foi en la vie, apaise l’élan de contrôle et les peurs, déconstruit certaines croyances, et permet d’avancer avec davantage de sérénité.

Home sitting chez Lewis, Rennes

♥ Samedi 22 novembre, Rennes
- Sur le trajet Paris-Rennes en Flixbus, je suis assise à l’arrière du car, serrée à côté d’un homme qui occupe beaucoup de place et ne semble pas très sociable. Trente minutes après le départ, lors d’une halte, je remarque des places libres à l’avant. Je demande au chauffeur si je peux changer de siège, il accepte. Je profite alors de deux places pour moi toute seule, confortablement installée pour le reste du voyage !
- J’arrive à Rennes en soirée pour une mission de home-sitting (gardiennage de maison et d'animaux). Je vais prendre soin d'un chat qui s'appelle Lewis en l'absence de maitresse, Aurélie. Il n'y a pas de connexion Wifi dans ce logement. Je pensais pouvoir travailler via le partage de connexion de mon téléphone, mais sur place je capte très mal le réseau. J’ai pourtant besoin d’Internet pour travailler.
Ayant fait connaissance avec la voisine du dessous, Madame Bosse, une femme âgée qui m’avait remis les clés à mon arrivée, je frappe à sa porte pour lui demander si elle aurait, par hasard, une connexion Wifi à partager. Elle me répond qu’elle n’utilise pas Internet, seulement le téléphone fixe et le courrier papier. En discutant, je réalise que pour avoir un téléphone fixe aujourd’hui, il faut une box. Elle m’invite chez elle, me montre la box… et découvre qu’elle a bien un réseau Wifi, sans le savoir et sans jamais s’en servir. Elle accepte de le partager avec moi. J’ai ainsi pu travailler toute la semaine, et même faire un live sur YouTube.
Clins d’œil : cette voisine porte le même prénom que ma grand-mère maternelle, disparue, ce que j’ai vécu comme un signe discret, peut-être une aide venue d’ailleurs. Et son nom de famille m’a fait sourire : Madame Bosse... Madame "Box" ? :)

♥ Samedi 29 novembre, Rennes
Je pense avoir un problème avec le chauffe-eau dans l'appartement : l’eau reste froide. J’en parle par téléphone à la personne qui m’héberge, alors elle-même en mission de home-sitting à New York. Elle me conseille d’éteindre puis de rallumer le chauffe-eau, une manipulation qu’elle me décrit comme délicate. Malgré ses explications, je n’y parviens pas. J’appelle alors la sympathique voisine du dessous, Madame Bosse, qui me suggère de contacter le voisin du dessus, plus bricoleur. Il passe en fin d’après-midi et nous réalisons ensemble que la manipulation est en réalité simple : je faisais juste un mauvais geste. Après vérification, il s’avère qu’il ne s’agit pas d’un souci de chauffe-eau mais de débit d’eau. La solution apparaît grâce à l’entraide.

♥ Lundi 1er décembre, Rennes
Ma mission de home-sitting se termine. Je quitte le logement vers 15h pour prendre un car pour Caen à 16h15. Le timing est serré. En sortant de la résidence, je me retrouve bloquée devant la petite grille à l’arrière, habituellement ouverte, mais cette fois-ci fermée. Je n’ai plus les clés, déjà déposées dans la boîte aux lettres. La sortie principale est possible, mais elle m’oblige à faire tout le tour de la résidence. J’appelle alors Madame Bosse : elle est chez elle et descend m’ouvrir. Cette voisine m'aura été d'une grande aide !

Rennes a été le théâtre d'autres expériences que je partage toutefois dans une autre thématique intitulée "On ne perd rien, la Vie nous redonne".

♥ Samedi 3 décembre 2025, Caen
Le 20 novembre 2025, à Paris, alors que je patiente avant un rendez-vous dans une librairie, je parcours 'Les mots sont des fenêtres' de Marshall B. Rosenberg, fondateur de la Communication Non Violente. Je le trouve très intéressant mais un peu coûteux, je me dis que je le trouverai d'occasion. Le 3 décembre, à Caen, ma mère et moi faisons un tour à la bibliothèque près de chez elle, dans le rayon développement personnel/psychologie. Et là, surprise : ma mère tombe sur ce livre ! Je peux l’emprunter sur-le-champ. C’est d’autant plus étonnant que ce lieu a un choix plutôt restreint et peu de nouveautés. Mon père m’avait proposé de m'offrir ce titre pour mon anniversaire, ce que j’avais refusé, pensant le trouver d’occasion... la vie m'a devancée !

♥ Vendredi 19 décembre 2025, Caen
- Ma mère et moi allons à l’agence de transport à Caen pour renouveler nos abonnements. Mon e-mail n’a pas été reçu, ce qui retarde mon dossier quelques minutes, mais tout se règle sur place. En sortant, nous passons par une agence immobilière voisine et, exactement à ce moment-là, la personne que ma mère cherchait à joindre depuis plusieurs jours arrive à l’accueil. Elle est en cette période très occupée, en réunion quasi tout le temps, et la réceptionniste confirme que la chance de la croiser est infime. Si nous n’avions pas été retenues à l’agence de transport, cette rencontre n’aurait pas eu lieu.
- Le même jour, j’apprends que ma mission de home-sitting prévue à Paris du 20 au 27 décembre est annulée pour cause de grippe, une première depuis que je pratique. J’allais ensuite faire une mission chez une amie non loin de là, chez qui j’ai déjà fait plusieurs home-sittings cette année. Elle a trois chambres, une pour elle et deux qu’elle loue ; par chance, l’une est libre, et elle accepte que j’arrive dès le 20 décembre au lieu du 27.

♥ Samedi 20 décembre, Caen-Paris
- Je prends le Flixbus pour Paris. Le bus est plein, mais j’ai la chance d’avoir une place un peu plus grande, juste derrière l’escalier du milieu, derrière les toilettes. Parfait, j’en avais justement besoin car je suis chargée.
- J'arrive à Paris à 15h30. Après avoir déposé mes affaires chez mon amie, je pars à des rendez-vous. En revenant avec mon Vélib’, la première station près de chez elle est pleine. Je vais à la suivante et il ne reste qu’une place, comme si elle m’était réservée ! C'est exactement ce qu’il me fallait, car elle est plus proche du supermarché où je veux faire quelques courses avant de rentrer.

♥ Dimanche 21 décembre, Paris
Le 21 décembre, en fin d’après-midi, je me rends dans un magasin de sport situé dans un complexe sportif. Devant l’entrée, la grande station Vélib’ est pleine… ou presque. Je m’apprête à retirer un vélo quand un jeune homme arrive, dépose le sien sur la seule place disponible, puis s’en va aussitôt. Une place, pile pour lui. Cette scène me rappelle instantanément celle que j’ai moi-même vécue la veille, et tant d’autres encore. Il repart rapidement, comme si rien d’exceptionnel ne venait de se produire, illustrant à quel point ces ajustements subtils de la vie passent souvent pour ordinaires. On pourrait pourtant le qualifier de petite bénédiction !

♥ Mardi 23 décembre, Paris : quand une porte se ferme, une autre s’ouvre... puis encore une autre
Après mon arrivée chez mon amie le samedi 20 décembre, tout se passe bien dans un premier temps. Puis, dans la nuit de dimanche à lundi, elle tombe malade. Le lundi, les symptômes de la grippe s’installent nettement. L’appartement est agréable mais relativement petit, et je préfère, par prudence, limiter les contacts.
Le mardi 23 décembre, je passe la journée dehors à enchaîner des rendez-vous et des visites de cat-sitting. En fin de journée, fatiguée, je demande s’il m’est possible de dîner chez une famille que je connais depuis plus d’un an, et chez qui je suis intervenue le matin même pour m’occuper de leurs deux chats. Ils acceptent sans hésiter. Je leur explique en même temps que je cherche à me tenir un peu à l’écart de mon amie grippée chez qui je loge. Leur réponse dépasse alors mes attentes : ils me proposent de rester dormir chez eux et d’assurer un home-sitting de quelques jours, le temps que mon amie se rétablisse. C'est parfait ! Sans l’avoir anticipé, je me retrouve dans un nouvel appartement, calme, sain, confortable, et idéalement situé, dans le quartier même où j’ai plusieurs rendez-vous cette semaine. Une solution qui arrive naturellement, au bon moment.

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