Après un séjour très agréable à Marari Beach, entre plage, soins corporels, visites et rencontres, je sens que le moment est venu de rejoindre l’ashram d’Amma, Amritapuri, un peu plus au sud. Ce sera mon quatrième séjour dans ce petit paradis qui m'est désormais familier, et qui pourtant continue de me surprendre.
Depuis ma première rencontre avec Amma en France en novembre 2016, je ressens un appel profond, une guidance intérieure qui m'y ramène régulièrement. C’est un lieu qui vibre intensément, qui purifie et accélère le processus de transformation intérieure. À chaque passage, je suis émerveillée par les synchronicités, les rencontres, les petits miracles du quotidien, et par ces messages qui arrivent toujours au moment juste. Les manifestations y sont rapides, parfois improbables, presque irrationnelles, comme si l’on entrait en contact avec une autre dimension de la réalité. Lorsque l’on est attentif et ouvert, on reçoit des réponses, des confirmations, des solutions.
L’effet miroir y est amplifié. Le travail sur l’ego, bien présent, parfois inconfortable, permet de mettre en lumière et de libérer des schémas anciens et des croyances limitantes, pour nous réaligner progressivement sur notre essence véritable et retrouver notre axe intérieur. Un lieu idéal pour cela, auprès d’Amma, la « Mère Divine », dans une atmosphère méditative en bord de mer, entre cocotiers et lagunes. Je me demande ce qui m’attend cette fois-ci, quelles surprises et synchronicités viendront jalonner ce nouveau séjour. Chaque retour a le goût d’une nouvelle traversée. Je ne sais pas encore combien de temps je resterai à l’ashram : cela dépendra de mes ressentis et des messages de guidance que je recevrai. Une fois sur place, je suis souvent tiraillée entre l’envie de prolonger mon séjour et celle d’explorer davantage l’Inde.
Je prends un bus pour Alleppey (23 roupies). Par chance, il n’est pas trop bondé. Une fois arrivée à la gare routière des bus privés, je marche une vingtaine de minutes jusqu’au restaurant Pathayam, situé près des ferrys publics, où je suis déjà allée plusieurs fois. Je prends un petit déjeuner composé de puttu, de veg curry et d’egg curry. J’affectionne cet endroit : on y mange bien, pour peu cher, et l’accueil est toujours chaleureux, avec des sourires et de petites attentions qui font la différence.
Vers 9 h 45, je me rends à la gare routière KSRTC, juste en face. Le bus pour Karunagappalli arrive peu après. Je monte à bord vers 9 h 50 pour 81 roupies et fais la rencontre de Farzana, assise derrière moi. Elle se rend elle aussi dans cette ville, s’intéresse à mon parcours et m’offre des biscuits, "Excuse me, do you want some biscuits?". Un geste simple et délicat qui me touche. Ces petites attentions du quotidien, spontanées et bienveillantes, me rappellent combien on pourrait s’inspirer des Indiens dans notre manière d’être attentif aux autres.
Le trajet est un peu bringuebalant à cause des travaux le long de la côte. Nous arrivons à la gare routière de Karunagappalli à 11 h 50. J’envisageais de prendre un autre bus pour rejoindre l’ashram ; Farzana se renseigne pour moi : le prochain ne passe qu’à 12 h 30. Je préfère ne pas attendre afin d’arriver pendant les heures d’ouverture de l’accueil international. Nous nous dirigeons alors vers les chauffeurs de tuk-tuk. On me propose la course pour 300 roupies, j’accepte. Merci à Farzana pour son aide précieuse. Encore une fois, la Vie orchestre chaque détail, m'offrant exactement ce dont j’ai besoin au bon moment.
Depuis ma première rencontre avec Amma en France en novembre 2016, je ressens un appel profond, une guidance intérieure qui m'y ramène régulièrement. C’est un lieu qui vibre intensément, qui purifie et accélère le processus de transformation intérieure. À chaque passage, je suis émerveillée par les synchronicités, les rencontres, les petits miracles du quotidien, et par ces messages qui arrivent toujours au moment juste. Les manifestations y sont rapides, parfois improbables, presque irrationnelles, comme si l’on entrait en contact avec une autre dimension de la réalité. Lorsque l’on est attentif et ouvert, on reçoit des réponses, des confirmations, des solutions.
L’effet miroir y est amplifié. Le travail sur l’ego, bien présent, parfois inconfortable, permet de mettre en lumière et de libérer des schémas anciens et des croyances limitantes, pour nous réaligner progressivement sur notre essence véritable et retrouver notre axe intérieur. Un lieu idéal pour cela, auprès d’Amma, la « Mère Divine », dans une atmosphère méditative en bord de mer, entre cocotiers et lagunes. Je me demande ce qui m’attend cette fois-ci, quelles surprises et synchronicités viendront jalonner ce nouveau séjour. Chaque retour a le goût d’une nouvelle traversée. Je ne sais pas encore combien de temps je resterai à l’ashram : cela dépendra de mes ressentis et des messages de guidance que je recevrai. Une fois sur place, je suis souvent tiraillée entre l’envie de prolonger mon séjour et celle d’explorer davantage l’Inde.
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| Plage aux abords d'Amritapuri |
☀️ Vendredi 13 février, je quitte Marari vers 8 h. Une date réputée porte-bonheur pour certains. De mon côté, j’ai le sentiment de partir sous de bons auspices : je ressens que c'est le bon moment, que tout est aligné.
Je prends un bus pour Alleppey (23 roupies). Par chance, il n’est pas trop bondé. Une fois arrivée à la gare routière des bus privés, je marche une vingtaine de minutes jusqu’au restaurant Pathayam, situé près des ferrys publics, où je suis déjà allée plusieurs fois. Je prends un petit déjeuner composé de puttu, de veg curry et d’egg curry. J’affectionne cet endroit : on y mange bien, pour peu cher, et l’accueil est toujours chaleureux, avec des sourires et de petites attentions qui font la différence.
Vers 9 h 45, je me rends à la gare routière KSRTC, juste en face. Le bus pour Karunagappalli arrive peu après. Je monte à bord vers 9 h 50 pour 81 roupies et fais la rencontre de Farzana, assise derrière moi. Elle se rend elle aussi dans cette ville, s’intéresse à mon parcours et m’offre des biscuits, "Excuse me, do you want some biscuits?". Un geste simple et délicat qui me touche. Ces petites attentions du quotidien, spontanées et bienveillantes, me rappellent combien on pourrait s’inspirer des Indiens dans notre manière d’être attentif aux autres.
Le trajet est un peu bringuebalant à cause des travaux le long de la côte. Nous arrivons à la gare routière de Karunagappalli à 11 h 50. J’envisageais de prendre un autre bus pour rejoindre l’ashram ; Farzana se renseigne pour moi : le prochain ne passe qu’à 12 h 30. Je préfère ne pas attendre afin d’arriver pendant les heures d’ouverture de l’accueil international. Nous nous dirigeons alors vers les chauffeurs de tuk-tuk. On me propose la course pour 300 roupies, j’accepte. Merci à Farzana pour son aide précieuse. Encore une fois, la Vie orchestre chaque détail, m'offrant exactement ce dont j’ai besoin au bon moment.
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| Avec Farzana |
Le rickshaw me dépose à la porte sud de l’ashram vers 12 h 15. J’arrive enfin à l’accueil international, je regarde l'heure : il est 12 h 21 – parfaitement aligné ! Belle heure miroir qui me fait sourire, et rappelle à quel point l’effet miroir est puissant ici. Je remarque aussi la présence récurrente du chiffre 3 dans ma vie, que l’on associe souvent à la communication. En numérologie, 2026 correspond justement à mon année personnelle 3. :)
Je m’enregistre et demande une chambre individuelle, idéalement dans le bâtiment Amrita Nihar, près de l’hôpital, derrière le grand hall, où j’avais déjà séjourné l’an dernier après le tour de l’Inde du Sud avec Amma. À ma grande joie, il y a justement une chambre disponible : la 108. Exactement la même que l’année précédente. Je suis stupéfaite. J’aime particulièrement ce nombre, considéré comme sacré et symbolique de l’univers. Décidément, ce vendredi 13 semble bien me porter chance. Les bénédictions et les synchronicités affluent... et ça ne fait que commencer.
En traversant l’ashram pour rejoindre ma chambre, je tombe presque aussitôt sur deux amis. L’un vit ici. L’autre est arrivé en Inde dix jours avant moi. Je le croyais déjà reparti, je suis surprise de le croiser ici. Nous nous sommes rencontrés à Aix-en-Provence lors du premier jour du programme d’Amma en France à l’automne 2025. Ce jour-là, nous faisions la queue pour le déjeuner avec une amie et il se trouvait derrière nous. Spontanément, j’ai engagé la conversation avec lui. Nous avons discuté un bon moment en patientant dans la file, puis nous avons déjeuné ensemble. Il m’a confié que l’Inde l’attirait mais qu’il hésitait à franchir le pas pour s’y rendre. Je lui ai parlé de mes séjours précédents, notamment à l’ashram d’Amma, et de mon blog où je partage des informations pratiques pour voyager en Inde et séjourner à Amritapuri. Nous avons gardé contact, et je l’ai aidé à organiser son séjour.
Nous nous retrouvons désormais à l'ashram, c'est amusant. Le plus étonnant, c’est qu’il loge dans la chambre juste en dessous de la mienne : la 9. Un joli clin d'œil, car si l’on additionne les chiffres de ma chambre, 1 + 0 + 8, cela fait également 9, un chiffre qui est d'ailleurs traditionnellement associé à la Vierge Marie — j’en parle d’ailleurs dans l’article « Une journée sous le signe de l’énergie mariale », publié le 9 février. Ici, dans ce lieu consacré à la Mère Divine, cette résonance prend une saveur toute particulière.
💡 Cette proximité réveille en moi un souvenir marquant, à la fois parallèle et synchronistique, illustrant la façon dont la vie évolue en cycles, en spirale. En février 2017, lors de mon tout premier voyage en Inde, que je réalisais seule, j’avais rencontré de manière totalement inattendue un homme, lui aussi voyageant seul, pendant mon escale à Djeddah, en Arabie Saoudite. Il portait le même prénom que cet ami rencontré à l'automne. Ce qui devait être une rencontre brève s’était finalement transformé en deux semaines partagées : j'avais passé l'intégralité de mon séjour avec lui. Une semaine s’était écoulée entre Fort Kochi et Marari Beach, avant que je ne l’emmène avec moi à l’ashram d’Amma, qu’il découvrait également pour la première fois. Nous y avions séjourné une semaine dans un bâtiment situé sur la plage, avec des chambres très proches, presque en vis-à-vis.
Ce qui est fascinant, c’est de constater qu’en 2026, une rencontre à la fois différente et similaire se reproduit. Les éléments de cette synchronicité sont saisissants. Ces deux garçons portent le même prénom, partagent des traits de personnalité, sont nés au mois de mars avec des chiffres de naissance qui se ressemblent (plusieurs 3 !), et dans les deux cas, j'ai été celle qui les a guidés vers l'ashram. En 2017 comme en 2026, chacun de nous voyage seul (mais c'est mon quatrième séjour solo en Inde), j'ai passé du temps à Marari Beach et suis arrivée quasiment le même jour à Amritapuri. Ces deux années-là, mon chiffre personnel en numérologie est le 3 – le nombre 21 se réduisant en 3 – et symbole parfait : je suis arrivée à l'ashram à 12h21. Un miroir se joue bien là. Mais c'est un miroir qui me permet de mesurer mon évolution depuis 2017 : je n'aborde pas cette situation de la même manière aujourd'hui. Sans entrer dans les détails, cette répétition met en lumière des mécanismes que j’explore et que j'intègre progressivement. Le parallèle entre ces deux rencontres révèle ainsi la dynamique cyclique des apprentissages, en spirale : des situations semblables reviennent, souvent à peu près aux mêmes dates, non pas pour revivre la même expérience, mais pour nous offrir la possibilité de l'aborder depuis une perception nouvelle, plus consciente et plus profonde, et d'adopter un positionnement plus juste et aligné pour soi. Cette fois-ci, je me trouve à l’étage. Littéralement. Et symboliquement aussi. Le contexte et le décor sont proches, mais j'ai bien avancé depuis 2017 : la perspective n’est plus la même. J'ai pris du recul et je n’observe plus depuis le même plan, ni avec la même posture. Je vois la situation depuis un point plus élevé, plus clair, plus large.
Nous nous retrouvons désormais à l'ashram, c'est amusant. Le plus étonnant, c’est qu’il loge dans la chambre juste en dessous de la mienne : la 9. Un joli clin d'œil, car si l’on additionne les chiffres de ma chambre, 1 + 0 + 8, cela fait également 9, un chiffre qui est d'ailleurs traditionnellement associé à la Vierge Marie — j’en parle d’ailleurs dans l’article « Une journée sous le signe de l’énergie mariale », publié le 9 février. Ici, dans ce lieu consacré à la Mère Divine, cette résonance prend une saveur toute particulière.
💡 Cette proximité réveille en moi un souvenir marquant, à la fois parallèle et synchronistique, illustrant la façon dont la vie évolue en cycles, en spirale. En février 2017, lors de mon tout premier voyage en Inde, que je réalisais seule, j’avais rencontré de manière totalement inattendue un homme, lui aussi voyageant seul, pendant mon escale à Djeddah, en Arabie Saoudite. Il portait le même prénom que cet ami rencontré à l'automne. Ce qui devait être une rencontre brève s’était finalement transformé en deux semaines partagées : j'avais passé l'intégralité de mon séjour avec lui. Une semaine s’était écoulée entre Fort Kochi et Marari Beach, avant que je ne l’emmène avec moi à l’ashram d’Amma, qu’il découvrait également pour la première fois. Nous y avions séjourné une semaine dans un bâtiment situé sur la plage, avec des chambres très proches, presque en vis-à-vis.
Ce qui est fascinant, c’est de constater qu’en 2026, une rencontre à la fois différente et similaire se reproduit. Les éléments de cette synchronicité sont saisissants. Ces deux garçons portent le même prénom, partagent des traits de personnalité, sont nés au mois de mars avec des chiffres de naissance qui se ressemblent (plusieurs 3 !), et dans les deux cas, j'ai été celle qui les a guidés vers l'ashram. En 2017 comme en 2026, chacun de nous voyage seul (mais c'est mon quatrième séjour solo en Inde), j'ai passé du temps à Marari Beach et suis arrivée quasiment le même jour à Amritapuri. Ces deux années-là, mon chiffre personnel en numérologie est le 3 – le nombre 21 se réduisant en 3 – et symbole parfait : je suis arrivée à l'ashram à 12h21. Un miroir se joue bien là. Mais c'est un miroir qui me permet de mesurer mon évolution depuis 2017 : je n'aborde pas cette situation de la même manière aujourd'hui. Sans entrer dans les détails, cette répétition met en lumière des mécanismes que j’explore et que j'intègre progressivement. Le parallèle entre ces deux rencontres révèle ainsi la dynamique cyclique des apprentissages, en spirale : des situations semblables reviennent, souvent à peu près aux mêmes dates, non pas pour revivre la même expérience, mais pour nous offrir la possibilité de l'aborder depuis une perception nouvelle, plus consciente et plus profonde, et d'adopter un positionnement plus juste et aligné pour soi. Cette fois-ci, je me trouve à l’étage. Littéralement. Et symboliquement aussi. Le contexte et le décor sont proches, mais j'ai bien avancé depuis 2017 : la perspective n’est plus la même. J'ai pris du recul et je n’observe plus depuis le même plan, ni avec la même posture. Je vois la situation depuis un point plus élevé, plus clair, plus large.
D’ailleurs, ce phénomène cyclique se retrouve dans le fait que j’occupe à nouveau la même chambre, la 108, un an plus tard. C’est le même environnement, mais moi, j’ai changé. Cela me permet de percevoir ce qui s’était joué l’année précédente et de constater où j’en suis aujourd’hui.
Après avoir déposé un premier sac, je retourne à l’accueil pour récupérer mon gros bagage. Là, un homme assis, attendant son enregistrement, m’interpelle : c’est la personne que j’avais rencontrée lors de mon tout premier jour en Inde, le 21 janvier (tiens le 21, donc le 3 qui revient), à Marari, l’ami d’une Française qui séjournait à Angels' Homestay comme moi. Il m’avait reconnue grâce à mes vidéos YouTube, qui l’avaient inspiré à venir ici. Et nous voici maintenant réunis à l’ashram, arrivés presque en même temps. Les rencontres synchronistiques se succèdent à une vitesse impressionnante.
Je commande à manger à la cafétéria occidentale et vais déjeuner sur la plage. Là, je fais la connaissance d’une Suisse qui vient d’arriver ; sa fille vit à l’ashram. Je perçois rapidement un écho entre nous. La conversation dérive doucement vers le sujet des passeports et des visas. Elle me raconte une situation qui correspond exactement à une interrogation que j’ai eue récemment lors de ma demande de visa de cinq ans. Lorsque le passeport expire mais que le visa est encore valide, celui-ci reste en principe utilisable à condition de conserver l’ancien passeport. Elle se trouvait précisément dans ce cas de figure en janvier, mais la compagnie aérienne en Suisse lui a refusé l’embarquement. Elle a eu le même son de cloche à l'ambassade indienne en Allemagne. Comme elle était dans l'urgence, elle a finalement demandé un nouveau visa. Cela m’étonne, car les règles sont clairement mentionnées dans l’e-mail de notification confirmant l’obtention du e-visa.
Je trouve frappant que ce sujet surgisse dès mon arrivée, d’autant plus que j’en ai longuement parlé début janvier avec une amie qui se trouve dans la même situation et prévoit un voyage en Inde en avril. Ce sera aussi mon cas à l’avenir. J’y vois un message très clair : nous inviter à anticiper et à rassembler toutes les informations nécessaires pour éviter un refus de voyage. Je m'empresse de lui faire part de cette information. À l’ashram, les messages arrivent vite, avec une précision déconcertante.
Après le déjeuner, je range un peu ma chambre, puis je me rends à l’université, de l’autre côté du pont. J’y découvre un spectacle de lancement pour l’événement Arangu, prévu du 19 au 21 février : une représentation joyeuse mêlant danses classiques et modernes, costumes colorés et références aux festivals traditionnels du Kerala. Je suis heureuse d’arriver pile à ce moment-là. Je passe ensuite un moment à la bibliothèque, puis je rentre à l’ashram pour dîner.
J’arrive à la fin des bhajans, les chants devotionnels. Un homme qui me connaît grâce aux vidéos vient me saluer, nous échangeons quelques mots, un moment sympathique. J’assiste ensuite au rituel de l’Arati, ce qui me ramène à celui que j’ai vécu en mars 2025, un souvenir très fort. Je prends une soupe et retrouve les deux amis rencontrés le matin même, ainsi qu’un autre nouvel arrivant. Ce dernier me remercie pour mon blog qui l’a beaucoup aidé à préparer son voyage. Nous échangeons un instant avant d’aller dormir.
❤️ Samedi 14 février, je me réveille très tôt, vers 5 h, à cause du tumulte des oiseaux dans les arbres en face du bâtiment, mêlé aux chants diffusés par un temple voisin. Je suis habituée aux sons de l’Inde, mais cette fois le volume est vraiment intense. Les oiseaux se calment vers 6 h 30 et je parviens à me rendormir jusqu’à 9 h.
Après le petit déjeuner, je me rends à l’accueil international pour signer le registre « Wellness », que l’on doit remplir chaque jour lorsqu’on occupe une chambre seule, afin de confirmer que tout va bien. Je remarque que mon nom de famille a été inscrit à la place de mon nom spirituel, Chaitanya. Je prends note de le faire corriger dans la journée. Je constate également que je figure sur le listing numéro 3, encore ce chiffre qui me suit partout ! :)
Je passe ensuite au stand de téléphonie de l’ashram. Il n’est possible d'y obtenir que des recharges, pas de carte SIM. On me conseille un magasin à Vallikavu, City Mobiles, de l’autre côté du pont, où je pourrai m'en procurer une plus tard. Mon forfait français Free me permet d’accéder à Internet en Inde, mais sans Wi-Fi à l’ashram et avec mon activité en ligne, je préfère anticiper pour éviter de me retrouver hors forfait, comme l’année précédente.
En sortant de l’ashram, un jeune homme m’interpelle. Encore une personne qui m’a reconnue grâce aux vidéos. Quelques heures plus tôt, il avait laissé un commentaire sous ma dernière vidéo pour savoir si j’étais déjà arrivée, mais je ne l’avais pas remarqué. Il s’apprête à partir et attend un tuk-tuk, et c’est précisément à ce moment-là que je passe devant lui. Ici, les manifestations sont rapides, presque instantanées. Nous discutons un peu, puis je poursuis ma route vers l'université, où je projette de passer du temps à la bibliothèque.
Vers 13 h, je déjeune dans une cantine du campus universitaire, que je découvre pour la première fois. On me remet le jeton numéro 30 pour récupérer mon plat. Le 3 réapparait alors. Je choisis des pâtes aux légumes accompagnées d'un petit sandwich. Je ne veux pas rentrer trop tard à l’ashram, car aujourd’hui j’aimerais recevoir le darshan, l’étreinte d’Amma. Quel plus beau jour que la Saint-Valentin pour célébrer l’amour de cette manière ?
Je passe ensuite au bureau des sevas, dans le temple de Kali, et programme un seva de préparation de pizzas pour le lendemain. Le seva, ou bénévolat spirituel, est une manière de contribuer à la vie de la communauté de l’ashram, un service offert avec dévotion pour soutenir les activités tout en cultivant la présence et l’humilité.
Je trouve également un joli haut en parfait état au Ram’s Bazaar, la boutique de seconde main, pour 30 roupies.
Je me rends à Vallikavu pour tenter d’obtenir une carte SIM. Le magasin City Mobiles ne propose que le fournisseur Airtel alors que cette année, je préférerais tester Jio, recommandé par de nombreux Indiens. Aucun autre magasin n’en propose. Il faudra sans doute aller jusqu’à Karunagappalli. J’en profite pour retirer de l’argent à la Federal Bank et faire quelques courses, puis je rentre à l’ashram.
Je dine au restaurant pour étudiants de l’ashram, où je savoure une plain dosa croustillante. Ce lieu reste ouvert pendant le programme du soir, contrairement aux autres points de restauration. Je me repose ensuite un peu et profite d’un moment pour travailler sur mon blog, avant le darshan prévu après les bhajans, vers 21 h.
Je fais la queue dans le grand hall et reçois le jeton W5. Je devrais recevoir le darshan vers 22 h. Un virus circule à l’ashram depuis plusieurs semaines, il nous est demandé de porter un masque pour protéger Amma. L’ami rencontré à Marari est lui aussi dans la file, presque à côté de moi. Je le vois recevoir son darshan, et je ressens de l'émotion en pensant que, d’une certaine manière, mes vidéos ont contribué à l’amener ici. Je vois concrètement les fruits de mon travail, à travers cette scène et toutes ces rencontres, ces remerciements spontanés. Cela me touche beaucoup.
C’est presque mon tour. Je regarde l’étreinte devant moi. Je suis tout près d’Amma. Pendant qu’elle enlace la personne, elle échange quelques mots avec ceux qui l’entourent, ce qui me laisse le temps de l’observer attentivement. J'aimerais tellement comprendre ce qu'elle dit. Lors des darshans, on la voit généralement alterner entre le sérieux, l’écoute, le rire, parfois la taquinerie. On sent une présence profondément attentive, une compassion vivante. Chaque échange semble unique, comme si l'étreinte se modulait précisément selon la personne qui se tient là. Elle dépose parfois un baiser sur le front ou la joue, ou caresse le dos, selon ce dont chacun a besoin. À la regarder, elle parait totalement « normale », et pourtant elle rayonne une énergie d'amour immense et puissante. Je suis toujours un peu impressionnée de passer sans ses bras, c'est si extraordinaire de recevoir un câlin d'un être éveillé, directement relié à la Source d'amour pur. Je m’approche, délicatement, en respectant les consignes. Elle guide ma tête vers sa poitrine et me murmure à l’oreille « ma chérie, ma chérie, ma chérie », comme à son habitude. Je ressens la profondeur de son intention et l’intensité de l’énergie transmise. Elle me remet enfin le vibhuti (cendre sacrée) et le petit bonbon avant que je la quitte.
Je trouve frappant que ce sujet surgisse dès mon arrivée, d’autant plus que j’en ai longuement parlé début janvier avec une amie qui se trouve dans la même situation et prévoit un voyage en Inde en avril. Ce sera aussi mon cas à l’avenir. J’y vois un message très clair : nous inviter à anticiper et à rassembler toutes les informations nécessaires pour éviter un refus de voyage. Je m'empresse de lui faire part de cette information. À l’ashram, les messages arrivent vite, avec une précision déconcertante.
Après le déjeuner, je range un peu ma chambre, puis je me rends à l’université, de l’autre côté du pont. J’y découvre un spectacle de lancement pour l’événement Arangu, prévu du 19 au 21 février : une représentation joyeuse mêlant danses classiques et modernes, costumes colorés et références aux festivals traditionnels du Kerala. Je suis heureuse d’arriver pile à ce moment-là. Je passe ensuite un moment à la bibliothèque, puis je rentre à l’ashram pour dîner.
J’arrive à la fin des bhajans, les chants devotionnels. Un homme qui me connaît grâce aux vidéos vient me saluer, nous échangeons quelques mots, un moment sympathique. J’assiste ensuite au rituel de l’Arati, ce qui me ramène à celui que j’ai vécu en mars 2025, un souvenir très fort. Je prends une soupe et retrouve les deux amis rencontrés le matin même, ainsi qu’un autre nouvel arrivant. Ce dernier me remercie pour mon blog qui l’a beaucoup aidé à préparer son voyage. Nous échangeons un instant avant d’aller dormir.
❤️ Samedi 14 février, je me réveille très tôt, vers 5 h, à cause du tumulte des oiseaux dans les arbres en face du bâtiment, mêlé aux chants diffusés par un temple voisin. Je suis habituée aux sons de l’Inde, mais cette fois le volume est vraiment intense. Les oiseaux se calment vers 6 h 30 et je parviens à me rendormir jusqu’à 9 h.
Après le petit déjeuner, je me rends à l’accueil international pour signer le registre « Wellness », que l’on doit remplir chaque jour lorsqu’on occupe une chambre seule, afin de confirmer que tout va bien. Je remarque que mon nom de famille a été inscrit à la place de mon nom spirituel, Chaitanya. Je prends note de le faire corriger dans la journée. Je constate également que je figure sur le listing numéro 3, encore ce chiffre qui me suit partout ! :)
Je passe ensuite au stand de téléphonie de l’ashram. Il n’est possible d'y obtenir que des recharges, pas de carte SIM. On me conseille un magasin à Vallikavu, City Mobiles, de l’autre côté du pont, où je pourrai m'en procurer une plus tard. Mon forfait français Free me permet d’accéder à Internet en Inde, mais sans Wi-Fi à l’ashram et avec mon activité en ligne, je préfère anticiper pour éviter de me retrouver hors forfait, comme l’année précédente.
En sortant de l’ashram, un jeune homme m’interpelle. Encore une personne qui m’a reconnue grâce aux vidéos. Quelques heures plus tôt, il avait laissé un commentaire sous ma dernière vidéo pour savoir si j’étais déjà arrivée, mais je ne l’avais pas remarqué. Il s’apprête à partir et attend un tuk-tuk, et c’est précisément à ce moment-là que je passe devant lui. Ici, les manifestations sont rapides, presque instantanées. Nous discutons un peu, puis je poursuis ma route vers l'université, où je projette de passer du temps à la bibliothèque.
Vers 13 h, je déjeune dans une cantine du campus universitaire, que je découvre pour la première fois. On me remet le jeton numéro 30 pour récupérer mon plat. Le 3 réapparait alors. Je choisis des pâtes aux légumes accompagnées d'un petit sandwich. Je ne veux pas rentrer trop tard à l’ashram, car aujourd’hui j’aimerais recevoir le darshan, l’étreinte d’Amma. Quel plus beau jour que la Saint-Valentin pour célébrer l’amour de cette manière ?
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| Amritapuri, entre mer et backwaters |
Finalement, le darshan pour les Occidentaux n’aura lieu qu’en soirée. J’en profite pour m’occuper de plusieurs démarches. Je me rends à l’accueil international pour récupérer mon passeport, nécessaire pour obtenir une carte SIM, et j’apprends qu’il a été égaré à cause d’une confusion de chiffres. Je dois y retourner trois fois ; c’est à la troisième tentative que le passeport est enfin retrouvé. Le chiffre 3 est décidément récurrent et porteur de sens. J’en profite pour demander la correction de mon nom sur le registre « Wellness ». Cela peut sembler anodin, mais c’est important pour moi : la vie m’invite souvent à rester dans mon axe, à demeurer centrée, à rectifier ce qui n’est pas juste, calmement et sans tension. J’en profite également pour être ajoutée au groupe WhatsApp d’informations officielles de l’ashram, via un QR code à scanner.
Je passe ensuite au bureau des sevas, dans le temple de Kali, et programme un seva de préparation de pizzas pour le lendemain. Le seva, ou bénévolat spirituel, est une manière de contribuer à la vie de la communauté de l’ashram, un service offert avec dévotion pour soutenir les activités tout en cultivant la présence et l’humilité.
Je trouve également un joli haut en parfait état au Ram’s Bazaar, la boutique de seconde main, pour 30 roupies.
Je me rends à Vallikavu pour tenter d’obtenir une carte SIM. Le magasin City Mobiles ne propose que le fournisseur Airtel alors que cette année, je préférerais tester Jio, recommandé par de nombreux Indiens. Aucun autre magasin n’en propose. Il faudra sans doute aller jusqu’à Karunagappalli. J’en profite pour retirer de l’argent à la Federal Bank et faire quelques courses, puis je rentre à l’ashram.
Je dine au restaurant pour étudiants de l’ashram, où je savoure une plain dosa croustillante. Ce lieu reste ouvert pendant le programme du soir, contrairement aux autres points de restauration. Je me repose ensuite un peu et profite d’un moment pour travailler sur mon blog, avant le darshan prévu après les bhajans, vers 21 h.
Je fais la queue dans le grand hall et reçois le jeton W5. Je devrais recevoir le darshan vers 22 h. Un virus circule à l’ashram depuis plusieurs semaines, il nous est demandé de porter un masque pour protéger Amma. L’ami rencontré à Marari est lui aussi dans la file, presque à côté de moi. Je le vois recevoir son darshan, et je ressens de l'émotion en pensant que, d’une certaine manière, mes vidéos ont contribué à l’amener ici. Je vois concrètement les fruits de mon travail, à travers cette scène et toutes ces rencontres, ces remerciements spontanés. Cela me touche beaucoup.
C’est presque mon tour. Je regarde l’étreinte devant moi. Je suis tout près d’Amma. Pendant qu’elle enlace la personne, elle échange quelques mots avec ceux qui l’entourent, ce qui me laisse le temps de l’observer attentivement. J'aimerais tellement comprendre ce qu'elle dit. Lors des darshans, on la voit généralement alterner entre le sérieux, l’écoute, le rire, parfois la taquinerie. On sent une présence profondément attentive, une compassion vivante. Chaque échange semble unique, comme si l'étreinte se modulait précisément selon la personne qui se tient là. Elle dépose parfois un baiser sur le front ou la joue, ou caresse le dos, selon ce dont chacun a besoin. À la regarder, elle parait totalement « normale », et pourtant elle rayonne une énergie d'amour immense et puissante. Je suis toujours un peu impressionnée de passer sans ses bras, c'est si extraordinaire de recevoir un câlin d'un être éveillé, directement relié à la Source d'amour pur. Je m’approche, délicatement, en respectant les consignes. Elle guide ma tête vers sa poitrine et me murmure à l’oreille « ma chérie, ma chérie, ma chérie », comme à son habitude. Je ressens la profondeur de son intention et l’intensité de l’énergie transmise. Elle me remet enfin le vibhuti (cendre sacrée) et le petit bonbon avant que je la quitte.
Je reste quelques minutes sur la scène, près d’elle, pour méditer. Puis je sens que c’est le moment de partir. Quelqu’un prend aussitôt ma place. Quelle chance immense d’être auprès d’un maître spirituel de son vivant, de baigner dans son énergie, de participer à ce lieu de vie hors du commun et de contribuer, à ma manière, aux œuvres d’Amma.
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