👣 Vendredi 23 janvier 2026
Le matin, je discute un moment avec la Française qui loge aussi dans mon homestay. Elle aime beaucoup Marari et me partage son ressenti sur le lieu, qu’elle trouve agréable, paisible et facile à vivre. Il est vrai que l’atmosphère y est douce et reposante. Elle a prévu de se faire masser dans l’après-midi et me recommande un centre ayurvédique réputé pour le sérieux de son équipe, le Chullithayil Ayurvedic Treatment Center. Par curiosité, je décide de l’accompagner pour repérer l’adresse.
Je profite ensuite de la matinée pour me familiariser avec ma nouvelle tablette. J’ai en effet remplacé mon ordinateur par cet outil plus léger, mieux adapté à la vie nomade. Mais rapidement, je m’aperçois que le clavier ne fonctionne plus, alors que j’en ai vraiment besoin. Après quelques recherches sur Internet, je découvre qu’il s’agit d’un bug assez courant après certaines mises à jour. Je trouve finalement un clavier externe au homestay, qui me dépanne pour la journée. Je reste confiante : la vie a toujours des solutions ! Et effectivement, le problème se règle le soir même, tout simplement. Il suffisait de redémarrer la tablette, de reclipser correctement le clavier et de vérifier les paramètres. Je m’occupe aussi d’installer un logiciel de traitement de texte. Après quelques essais, j’opte pour l’application WPS Office qui semble correspondre à mes besoins.
Vers 16 h, comme prévu, je vais repérer le centre de massage évoqué dans la matinée, le Chullithayil Ayurvedic Treatment Center, situé à proximité de l'église Saint-Augustin. Je rencontre la médecin ayurvédique, Dr Ajitha Sunilbabu, et glane quelques informations : le massage ayurvédique traditionnel Abhyangam, d’une heure, coûte 2 000 roupies, soit une vingtaine d’euros.
En repartant, je prends le chemin de la plage. J’arrive devant l’église Saint-Augustin. Des festivités s’y préparent, la musique résonne déjà. Je suis toujours surprise par le volume sonore, souvent très élevé. L’église, héritage de la présence chrétienne ancienne au Kerala, occupe une place centrale dans la vie du village. Juste à côté, je longe son cimetière, simple, épuré, empreint de calme, où quelques personnes se recueillent.
Quelques pas plus loin, sur la Marari Beach Road, je tombe sur... Alain, rencontré la veille sur la plage, le compagnon de Sylviane. Le timing est parfait. Nous souhaitions nous revoir, et cela se fait sans appel ni message, tout naturellement. Une de ces rencontres qui s'orchestrent d'elle-même. Alain m’invite à passer un moment dans leur homestay, le Marari Gowri Beach Villas. Pendant qu’il va se rafraîchir, je discute avec Sylviane. Ils doivent bientôt rejoindre des amis pour dîner. La conversation glisse vers la santé naturelle, et Sylviane me parle de la cure Rudolf Breuss. Elle connait une personne qui se serait remise d’un cancer grâce à cette cure de jeûne thérapeutique. Elle me confie aussi un malaise plus personnel : depuis leur arrivée, ils mangent beaucoup trop. Leurs hôtes cuisinent merveilleusement bien, des plats variés et savoureux, mais en quantités très importantes. Ils n’osent pas refuser, par politesse, par envie de faire plaisir. Pourtant, ils sentent que cela ne leur convient pas, eux qui ont l’habitude de jeûner et de manger plus simplement. Le matin même, Sylviane a eu mal à la tête, a sauté le déjeuner et s’est reposée tout l’après-midi.
💡 Une réflexion s’impose alors à moi : on peut vouloir faire plaisir, bien sûr, mais pas au détriment de soi. Il est essentiel de se donner la priorité, d’écouter ce qui est juste pour soi, même si cela ne correspond pas aux attentes ou aux conventions sociales. Si les autres souhaitent réellement notre bien, ils ne peuvent pas vouloir que l’on se rende malade pour leur faire plaisir. Sinon, ce n’est plus de la bienveillance, mais une forme d’égoïsme. Faire ce que l’on sent juste pour soi doit passer avant le plaire, le paraitre, l'image que l'on cherche à renvoyer. Si l'on pousse la réflexion plus loin, et selon les situations, faire plaisir aux autres, faire passer les autres avant même, ne serait-ce pas se trahir, se rejeter, se sacrifier même parfois ?
Nous nous quittons, et je repars vers la plage. Je longe la mer et les restaurants installés en bord de sable. Au fil de cette balade, comme la veille, le Catch & Quench se trouve de nouveau sur mon chemin, et je décide d'y diner. Je prends la même chose : dosas et légumes. Le service est très long, et je trouve que cela manque de sérieux. Je sens que je n’y reviendrai plus. Le repas coûte à nouveau 50 roupies, mais comme le restaurant n'avait pas de monnaie, je repasserai le lendemain pour régler les deux diners.
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| Marari Beach au coucher du soleil |
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