😍 Samedi 24 janvier 2026
Aujourd’hui, j’ai envie de passer la journée dehors, de marcher, d’explorer. Ces derniers temps, j’ai été très occupée et j'ai passé beaucoup d’heures devant les écrans. J'ai besoin de m'aérer l'esprit, de revenir au corps, au mouvement, à l’extérieur.
Il est environ 12 h 30 lorsque je quitte Angels' homestay. J’emprunte un joli sentier ombragé qui longe la plage, entouré d’arbres et de végétation luxuriante. La lumière filtre à travers les feuillages, l’air est doux, et la marche est très agréable. En passant, je règle mes deux derniers dîners au Catch & Quench, soit 100 roupies. Mon objectif est de déjeuner au Joy’s Hotel, un restaurant local repéré sur Google Maps et bien noté. Sur le chemin, je passe devant le luxueux resort Marari Beach Experience, avec son immense jardin parfaitement entretenu qui borde la mer.
Je poursuis ma route et suis rejointe par Valentin, un Allemand que j’ai déjà croisé plusieurs fois sur la plage. Nous avions échangé quelques mots les jours précédents. Nous marchons un peu ensemble, parlons voyage et nomadisme. L’échange est simple et agréable.
J’arrive finalement au Joy’s Hotel, toujours sur la Beach Road, après la grande route. Il est déjà 14 h 30 et le service du déjeuner est terminé. Je demande s’il y a un autre restaurant local plus loin. On m’indique le Siva Hotel. Je continue donc à pied et y arrive une vingtaine de minutes plus tard. L’endroit est clairement moins touristique, plus ancré dans la vie locale, car situé dans une zone plus éloignée de la plage. Je discute avec le personnel et quelques clients. Lorsque je dis à un homme que je suis enseignante, il me lance en riant : « Why do you think I chose a teacher as a wife? Because at night, she does all the homework and I can go to sleep! ». Il parle assez mal l'anglais, mais l’humour est universel, et la bonne humeur communicative.
Après le repas, je pars à la recherche de fruits. J’achète quelques pommes, une glace, puis je flâne devant les boutiques, observant les étals et la vie qui s’anime en cet après-midi. Je suis maintenant proche du temple principal de Marari, dédié à Shiva, Mararikulam Sree Mahadeva Temple, que l’on repère de loin grâce à l’imposante statue qui marque son entrée. Le temple est un lieu central de la vie spirituelle locale. Dédié à Shiva, dieu de la transformation, de la destruction et de la renaissance, il accueille chaque jour des rituels, des offrandes et des prières. L’entrée est possible à partir de 17 h 30.
En attendant l’ouverture, je continue de déambuler dans les alentours. Dans un petit magasin où l’on trouve un peu de tout, mon attention est attirée par plusieurs hommes qui font préparer, sous leurs yeux, une mixture enveloppée dans des feuilles végétales, qu’ils mâchent ensuite. Intriguée, je m’arrête pour observer la scène.
Il s’agit d’une pratique traditionnelle appelée Murukkan, très répandue dans le sud de l’Inde : une feuille de vettila (feuille de bétel, utilisée dans de nombreux rituels) est badigeonnée de chunaambu, une pâte blanche à base de chaux, puis garnie de pakku, des noix d’arec, et de pukayila, du tabac. Le mélange est mâché pour son effet stimulant et légèrement étourdissant, avant d’être recraché. Une coutume discrète, un geste ancien, ancré dans les usages sociaux du Kerala, qui fait partie du quotidien de nombreux hommes.
Un peu plus loin, je sympathise avec trois femmes tenant un stand de loterie : Nivedya, Saritha et Nidi. Nous échangeons quelques mots, des sourires, puis prenons des photos ensemble. Les Indiens sont souvent très ouverts au contact, curieux, spontanés, toujours dans une ambiance conviviale. D’après ce que je comprends, un tirage de loterie a lieu chaque jour.
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| Mararikulam Sree Mahadeva Temple |
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