Quelques jours tranquilles à Marari, Kerala (Inde du Sud)

😌 Du dimanche 25 au jeudi 29 janvier 2026

☀️ Dimanche 25 janvier, je travaille tranquillement sur mon blog à Angels’ Homestay. Vers midi, je pars marcher un peu sur la plage. J’aimerais acheter de l’ananas, mais je n’en trouverai probablement pas dans ce coin. Je longe la plage vers le sud, où s’alignent des homestays plus chers, face à la mer, avec des prix à partir d’environ 2 500 roupies la nuit. Je pousse jusqu’au Marari Sea Lap Beach Villas, un établissement nettement plus luxueux, avec des tarifs à partir de 5 000 roupies. Là, je croise un homme, Anoop, qui s'avère être le manager... justement en train de donner un ananas à quelqu’un. Je lui demande si je peux lui en acheter un, il accepte sans hésiter. Une fois de plus, la Vie pourvoit. :) Il m'invite ensuite à visiter le lieu. Nous discutons à la réception ; il aime beaucoup l’Europe et voyage parfois en France. Il me montre quelques photos de Paris sur son téléphone. Nous passons par le restaurant, puis par le canal voisin. Il possède un petit bateau et me propose une balade au coucher du soleil un soir. Je décline pour ce jour-là, préférant garder cette possibilité pour une autre occasion.

Je rentre ensuite au homestay et travaille tout l’après-midi. Le soir, Edward me fait découvrir un restaurant local, le Malabar Hotel, où je déguste une masala dosa.

Marari Beach

☀️ Lundi 26 janvier, c’est le Jour de la République en Inde. Cette date commémore l’entrée en vigueur de la Constitution indienne, en 1950, et symbolise la naissance de la plus grande démocratie du monde. Le pays entier est en effervescence, avec des défilés, des cérémonies et beaucoup de monde partout. Je choisis de rester tranquille. Je sors simplement manger au restaurant Food Corner. Il me manque un peu d’argent pour régler l’addition, mais ils me proposent spontanément de payer plus tard. En Inde, cette confiance simple dans les échanges du quotidien est fréquente et si agréable.

☀️ Mardi 27 janvier, je change de chambre au homestay. La nouvelle est plus grande, avec un bureau installé sur la terrasse, face au jardin. Un vrai bonheur pour écrire.
En fin de journée, je pars en bus à la basilique Saint-André d’Arthunkal pour assister au pèlerinage. Le trajet aller-retour coûte seulement 30 roupies. Véronique, qui loge elle aussi au homestay, me montre où me poster pour attraper le bus. À peine suis-je arrivée sur place, le bus arrive.
À l’aller, il est bondé. Je commence le trajet debout, mais une femme s’empresse de me laisser sa place. Quelle délicate attention !
La basilique d’Arthunkal est l’un des grands lieux de pèlerinage catholique du Kerala. Bien qu’elle soit dédiée à Saint André, c’est surtout la dévotion populaire à Saint Sébastien qui a fait sa renommée. Chaque année, notamment en janvier, des foules immenses affluent ici, bien au-delà de la communauté chrétienne.
Sur place, la ferveur est palpable, tout comme le bruit et la foule compacte. Je n’y reste pas longtemps. Autour, des stands de nourriture, de jeux et même une grande roue transforment les abords de l’église en véritable fête populaire.

Basilique Saint-André d’Arthunkal

Sur le trajet retour, lorsque mon arrêt approche, plusieurs passagers me préviennent pour que je ne le manque pas. Cette sollicitude est si plaisante !

En sortant du bus, juste devant le restaurant Food Corner, mon regard est attiré par une petite pièce au sol. Je la ramasse. Pour moi, ce genre de trouvaille n’est jamais anodine : j’y vois un signe angélique, un clin d’œil divin, une manière subtile de me rappeler que je suis accompagnée et soutenue au quotidien. Dans cette période où j'avance de manière très intuitive et guidée, les signes, tels que cette petite pièce, prennent une importance particulière, comme des repères semés sur mon chemin, m’apportant une sensation douce et rassurante, une présence bienveillante qui m'encourage à faire confiance.

Rapidement ce signe prend une résonance très concrète. Je dine à Food Corner et découvre enfin un plat de légumes, simple et rare ici, parfait après plusieurs jours de riz — exactement ce dont mon corps avait besoin à ce moment-là. Je l’accompagne de deux chapathis. J’en profite aussi pour régler ce que je devais de la veille.

Le soir, j’apprends le décès de Dim, une chatte dont je me suis occupée en home-sitting* en 2025. Comme un clin d’œil, dans l'après-midi, un chat est justement venu me rendre visite dans ma chambre. Pour moi, ces rencontres ne sont jamais anodines : les chats sont des guides, des protecteurs et des porteurs de messages. Ils sont très présents dans ma vie, surtout depuis que je fais beaucoup de home-sitting en tant que nomade.

Home-sitting* : gardiennage de maison et d'animaux en échange de l'hébergement

☀️ Mercredi 28 janvier, je travaille essentiellement sur ma tablette. En fin d’après-midi, je pars marcher sur la plage avant de rejoindre, une fois encore, Food Corner, qui est devenu ma cantine.
Sur le sable, je fais la connaissance d’Ajesh, un photographe freelance originaire de Kottayam, l'un des 14 districts du Kerala. Nous échangeons quelques instants. Nous parlons d'abord des différences culturelles autour du couple et du mariage entre l'Europe et l'Inde. Il me décrit la forte pression sociale liée au mariage : passé trente ans, rester célibataire devient compliqué aux yeux de la société. Pour lui, le mariage implique souvent de se fixer, de vivre près de la famille et de renoncer à une certaine liberté. Or, il aime bouger, ce que son métier lui permet. Il ne pense donc pas au mariage. C’est courageux de sa part de suivre ses envies, à contre-courant des attentes sociales.
Il me recommande aussi plusieurs lieux à visiter, comme le lac Vembanad ou Kumarakom, et m’explique l’existence de houseboats publics reliant Kottayam à Alleppey, très économiques mais plus bruyants que les houseboats traditionnels, les kettuvallam, ainsi que les shikara, petites embarcations ouvertes pour des balades sur les canaux.

En allant dîner, je passe devant l’inauguration d’un nouveau restaurant, Paal Konju, déjà présent à Fort Kochi. Toute la famille est réunie à cette occasion. Un peintre est en train de représenter la façade du restaurant pour marquer l’événement. C’est lui qui attire d’abord mon regard. Il s’appelle Vincent, comme Van Gogh — clin d’œil amusant. Le manager, Ali, m’invite à partager un verre, mais je décline pour dîner tôt.

Vincent à l’œuvre, devant Paal Konju

À Food Corner, je tombe sur Véronique. Au fil des jours, nous sommes devenues proches au homestay ; on échange beaucoup, de tout et de rien, notamment sur le bien-être. Lors d’une de nos discussions, elle m’a parlé des compléments et des plantes qu’elle prend régulièrement : chatawari pour l’énergie, ashwagandha pour la vitalité, bourrache pour la peau, et du zinc/selenium pour le soutien immunitaire. C’est toujours passionnant de partager des infos, des astuces, de se donner des idées et de s’enrichir mutuellement.

Nous bavardons un moment, puis elle repart pour rentrer avant la tombée de la nuit. Je reprends des légumes et je teste pour la première fois le pathiri, une galette très fine à base de farine de riz, typique du Kerala et de la cuisine malabar. Légère, sans gluten, elle est parfaite pour le soir.

Sur le chemin du retour, je m’arrête au Kalpaka Wellness Center pour acheter quelques produits ayurvédiques et prendre rendez-vous pour une pédicure le lendemain.

☀️ Jeudi 29 janvier, à 13 h, je me rends au homestay de Sylviane et Alain, le Marari Beach Gowry Homestay. Rencontrés la semaine précédente, ils m’ont invitée à déjeuner avec eux. Nous partageons aussi le repas avec Brigitte, qu’ils ont également croisée sur la plage quelques jours plus tôt. Elle les a rejoints à leur homestay, ne se sentant pas très à l'aise dans son hébergement du moment. Sylviane et Alain connaissent bien la famille qui tient le lieu ; ils y ont déjà séjourné plusieurs fois. Ils cuisinent merveilleusement bien, et nous avons droit à un véritable festin : jus d’ananas, crevettes, poisson, œufs, chapathis, riz, légumes, betteraves... Tout est délicieux et nous nous régalons. Nous passons un très bon moment ensemble.

Avec Brigitte, Alain et Sylviane à Gowry Homestay

Je rentre ensuite à Angels'homestay avant mon rendez-vous de pédicure prévu à 16 h au Kalpaka Wellness Center. Je passe d'abord à la pharmacie voisine pour quelques courses, puis m'y rends. Le centre semble avoir ouvert récemment : l’endroit est soigné, plutôt haut de gamme, avec une grande variété de massages et de soins proposés. Une hôtesse me guide vers le jardin, où m’attendent un siège et tout le nécessaire pour la pédicure. Le cadre est superbe : recevoir un soin sur la pelouse, près de l’eau, laisse présager un bon moment de détente. Mais cette belle surprise est de courte durée. Dès le début du soin, la personne me semble maladroite, inexpérimentée. J’attends un peu pour voir si l’impression se dissipe... mais elle se confirme rapidement. J’interromps la séance après seulement quelques minutes. Je suis remboursée.
💡 Je suis déçue, bien sûr, mais j’y vois aussi une occasion de pratiquer l’affirmation de soi. Dans ce genre de situation, on pourrait facilement ne rien dire, laisser faire, même si cela ne nous convient pas. Pourtant, il est essentiel de s’écouter, d’honorer ce qui est juste pour soi, et de savoir quitter ce qui ne l’est pas.
Je me dis aussi que les pédicures ne sont peut-être pas si courantes ici. Je me la ferai moi-même, sans doute.

En rentrant au homestay, je me joins à la séance de badminton d’Edward et de son cousin Prince, qui jouent régulièrement le matin et le soir. Quelques échanges de badminton suffisent pour me remettre en jambes et profiter de ce moment sportif. C’est aussi l’occasion idéale pour reprendre contact avec l’exercice physique, un objectif que je me suis fixé pour cette année. Le grand jardin se prête parfaitement à toutes sortes d’activités. J’aurais bien fait un peu de hoop dance, mais je n’ai pas pris mon cerceau pour voyager le plus léger possible.

Le soir, je dîne à Food Corner : légumes et pathiri, comme la veille, puis je rentre par la plage. En remontant la rue qui mène au homestay, je m’arrête à l'établissement situé juste à l’entrée, le Marari Praise Beach, qui fait à la fois homestay et restaurant. Le chef m'indique que je peux y manger des légumes. J’irai sans doute y dîner demain soir. C'est en front de mer, à deux pas du homestay... parfait !

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