On ne perd rien ! La Vie nous redonne, tout circule ! (2)

Je pensais avoir clos, au moins pour un temps, ma réflexion sur un enseignement que j'ai reçu à plusieurs reprises ces derniers mois : la Vie nous redonne ce que l'on a perdu... ou plutôt ce que l'on croit avoir perdu. J’ai évoqué mes propres expériences dans un précédent article, des choses qui s'étaient évanouies et qui m'étaient revenues, autrement, ailleurs, parfois mieux. Et puis, comme si la vie voulait insister sur ce message, elle a continué à attirer mon attention sur des situations qui illustrent exactement le même principe, chacune à leur manière. Et si l'expression "un.e de perdu.e, dix de retrouvé.e.s" avait une part de vérité ? :)

Trois épisodes se sont manifestés alors que j'écrivais justement ce premier article, comme un écho qui venait renforcer ce que j'étais en train de raconter. Des histoires qui ne me concernaient pas directement cette fois, mais dans lesquelles j'ai immédiatement reconnu ce même mouvement : quelqu’un pense perdre… et quelque chose revient, souvent là où on ne l'attend pas, parfois de façon spectaculaire, presque théâtrale. Ces surprises à la fois réjouissantes, touchantes et marquantes, nous rappellent que, sans que nous en soyons conscients, des mécanismes subtils œuvrent en coulisses, loin de notre regard, pour ramener ce qui a été laissé, dispersé ou même oublié dans le passé. Ce flux de retour et de rééquilibrage est constamment à l'œuvre, en résonance avec l'harmonie naturelle de la vie.

Ces anecdotes confirment, encore et encore, que rien ne disparait vraiment : tout se transforme, se réorganise et revient au moment juste. Un message précieux qui nous invite à nous laisser porter par le flot de la vie avec plus de lâcher-prise, de confiance et d'optimisme.

⭐ 3 décembre 2025 : la roue de la fortune... ou la roue du retour
Alors que je passe quelque temps en Normandie, je travaille sur mon ordinateur avec en fond sonore l'émission de télévision "La Roue de la Fortune". Ça fait bien longtemps que je ne l'ai pas regardée, c'est le petit plaisir de ma mère chez qui je séjourne quelques jours avant de commencer une nouvelle mission de home-sitting. Je n’y prête qu’une attention distraite, levant la tête de temps en temps pour tenter de déchiffrer les énigmes. Ce jour-là, trois candidats participent, Jocelyne, Mathias et Victoria, cette dernière étant en tête avec une cagnotte de 6 475 euros.

C'est au tour de Victoria de faire tourner la roue. Elle tombe sur la case "Échange", redoutée par les joueurs. La règle est simple :
- si la lettre choisie apparaît dans l’énigme, elle doit échanger sa cagnotte avec celle d’un autre joueur mais garde la main ;
- si elle donne une mauvaise lettre, elle conserve sa cagnotte mais perd la main.

Victoria choisit Mathias pour l’échange et mise sur une lettre qu’elle pense absente : le W. Mais surprise : le W apparaît au tableau. Sa cagnotte s’envole vers Mathias. Elle passe alors de 6 475 à 2 175 euros. Grosse déception. Cependant elle peut relancer la roue. Et là… incroyable : elle retombe de nouveau sur "Échange". Elle choisit encore Mathias, récupère exactement la somme qu’elle venait de perdre, donne cette fois une lettre correcte - le F - puis résout l’énigme : "Un show de l’humoriste Florence Foresti". Elle remporte la manche et accède même à la finale. Il s'en est fallu de peu mais la roue a tourné en sa faveur et elle a immédiatement récupéré ce qu'elle pensait avoir perdu.

Ce n’est pas seulement le retournement de situation qui m’a surprise, mais surtout le moment précis où il est arrivé : j’étais justement en train d’écrire sur le fait que la vie nous rend ce qui semble nous échapper… quand l’émission s'est mise à m'en offrir la démonstration, avec humour en prime. :) En effet, l’énigme concernait une humoriste et l’indice était “MDR” ("mort de rire") : une synchronicité joyeuse, presque taquine.


Mais il y a là un symbole encore plus fort. La "Roue de la Fortune", ce n’est pas seulement un jeu télé. C’est aussi l’une des cartes majeures du tarot qui symbolise la nature cyclique de la vie : le mouvement, les retournements soudains, le destin qui pivote quand on ne s’y attend pas. Elle rappelle que rien n’est figé : ce qui semblait perdu peut revenir, ce qui descend peut remonter, et les cycles s’enchaînent dans un équilibre que nous ne percevons pas toujours.
Ce jour-là, la roue, la vraie comme la symbolique, m’a montré exactement ce que j’étais en train d’écrire : parfois, la vie rend… au tour suivant.

4 décembre 2025 : le récit de Mouts, semer au vent… et voir revenir ce que l’on croyait offert au monde
Le récit de Guillaume Tisserand-Mouton, Mouts dans "Nus et Culottés", une émission que j'aime particulièrement, me saisit alors que je suis dans le bus, comme si la vie avait choisi ce trajet, cet instant de pause, pour me le mettre sous les yeux. Le témoignage qu'il partage sur sa page Facebook résonne profondément avec ce que je traverse actuellement. Quel timing parfait !

Pour situer, "Nus et Culottés" raconte les aventures de deux amis, Nans et Mouts, qui partent littéralement nus sur les routes, avec pour seuls bagages leur confiance en la vie et un objectif souvent improbable à réaliser en une ou deux semaines. Ils parcourent des régions entières en s’appuyant sur la solidarité, l’entraide et la générosité spontanée des personnes rencontrées sur le chemin, avec une ouverture de cœur, une magie et une poésie qui leur sont propres. C’est une émission lumineuse, pleine d’humanité, d’optimisme et d’espoir. Un esprit qui me parle énormément, connaissant moi-même cette vie nomade où l'intuition et la foi tiennent lieu de boussole.

"Nus et Culottés" au Mont Saint-Michel
Nans et Mouts

Voici le texte de Mouts :
"Dix ans après, je ne pensais pas retrouver 20 € dans cette enveloppe chargée de gratitude.

Quand j’ai sorti mon livre EcoAmerica en 2013, j’ai fait des dédicaces un peu partout.
Parfois, certaines personnes n’avaient pas d’argent sur elles.
Alors j’ai laissé partir quelques livres comme on jette des graines au vent.
Avec l’idée que ces pages iraient toucher un cœur, inspirer un élan, ouvrir une brèche.
Et que je ne reverrais probablement jamais la couleur de ces ventes-là.

Il y a quelques jours, j’ai reçu une enveloppe.
Un mot.
Une reconnaissance de dette dix ans plus tard.
Une gratitude qui avait pris son temps pour mûrir.
J’ai souri longtemps.

Ces petits miracles n’effacent pas les endroits où, nous humains, nous pouvons nous blesser, nous manquer, nous éloigner, écorner la confiance qui nous relie.
Mais cette enveloppe me rappelle qu’au milieu du roncier poussent des roses.

Et que j’ai été, moi aussi, le jardinier de certaines d’entre elles.
Il y a les cadeaux que la vie nous offre.
Et puis il y a ceux que nous avons semés.

En recevant ce courrier, j’ai reçu bien plus que 20 €.
J’ai reçu un message silencieux qui disait :
“Continue. Ne retiens pas ton geste. Ne calcule pas trop. Le reste suivra.”

La confiance se cultive comme ça : un geste, un risque, une douceur, un premier pas.
Et parfois, dix ans plus tard, une preuve que ce pas n’était pas vain. Et que ça a même procuré davantage de précieux et de mystère.

Semer de l’amour au vent.
Encore.
Et toujours.

Merci Sylvain 😉"


Une belle façon de se rappeler qu’un geste offert avec le cœur est ce qui compte avant tout. La vie se charge du reste.

👉 Page Facebook de l'émission "Nus et Culottés"
👉 Page Facebook de Nans Thomassey

4 décembre 2025 : "Les Échos du Passé", une occasion perdue qui se représente !
Delphine, une amie, m'a raconté une histoire qui rejoint la thématique de la perte et du retour, toujours cette même semaine. Décidément c'est récurrent en ce moment !

Delphine est passionnée de cinéma. Chaque année, elle se réjouit à l'idée de retrouver le Festival du cinéma allemand qui a lieu au mois d'octobre à Paris. Pour l’édition 2025, elle a repéré un film en particulier, "Les Échos du Passé", projeté à l'ouverture du festival le 8 octobre au cinéma L’Arlequin, en présence de sa réalisatrice, Mascha Schilinski. Ce soir-là, elle n'est cependant pas disponible car elle s'est engagée ailleurs. Elle renonce donc à la séance d’ouverture, un peu à regret, se disant qu’elle pourra toujours voir le film lors de sa sortie nationale en janvier 2026, même si ce ne sera pas pareil. Elle assiste à deux autres projections mais la petite déception reste là.

Puis, comme par magie, la vie rend à Delphine exactement ce qu'elle pensait avoir perdu. Le mardi 2 décembre, alors qu'elle consulte ses e-mails, elle découvre un message inattendu : une invitation pour voir "Les Échos du Passé" en avant-première, en présence de la réalisatrice, offerte aux quinze premières personnes qui répondraient. Elle ignore encore comment ce message est arrivé jusqu’à elle, mais elle répond immédiatement. Le lendemain, le 3 décembre, elle reçoit la confirmation : elle fait partie des invités. C’est en plus une invitation pour deux, même si finalement, au vu du délai très court, elle ne trouve personne pour l'accompagner. Le jeudi 4 décembre, Delphine se rend au cinéma MK2 Bibliothèque, un lieu qu’elle connaît très peu car il est loin de chez elle. Elle s'attend à voir le film dans une salle classique ; elle se retrouve dans une salle spacieuse qu’elle n’a jamais fréquentée. Et là, cerise sur le gâteau : pour la première fois de sa vie, elle tombe sur un siège particulièrement confortable, une sorte de fauteuil-canapé, qui lui permet d’allonger les jambes. Le luxe ! Elle n’a pas fait la queue, elle n’a rien payé, et elle assiste à la projection dans des conditions idéales en présence de la réalisatrice : exactement ce qu’elle désirait en octobre, mais en mieux ! Ce qu’elle croyait avoir manqué lui est revenu… amplifié.

Et ce qui est amusant, c’est la synchronicité avec ce que je vivais exactement aux mêmes dates. Le 2 décembre, je retrouvais un fermoir de boucle d’oreille perdu dans la rue. Le 3 décembre, l’histoire de la passoire laissée à Rennes et celle de la "Roue de la Fortune". Le 4 décembre, c’était l’anecdote avec Mouts de "Nus et Culottés". Au moment où Delphine recevait son cadeau, moi aussi je voyais ce thème revenir sous différentes formes. Et ce n’est pas si surprenant finalement : Delphine et moi avons souvent remarqué à quel point nos vies semblent fonctionner en miroir, avec des situations qui se répondent presque à l’identique. Alors forcément… c'était comme si une même énergie collective traversait nos deux quotidiens en murmurant : "ce qui t’est destiné revient toujours !"

Et quel meilleur titre de film pour illustrer cette histoire ! "Les Échos du Passé" : à la fois évocateur, symbolique et explicite. Dans ces dynamiques de perte et de retour, on a vraiment l'impression que le passé revient frapper à la porte du présent !


Conclusion
En les observant, je me dis que ces histoires convergent vers une même vérité : la mort n’existe pas vraiment. Nous pouvons avoir un sentiment de perte, mais il n'y a pas de perte véritable. La perte, telle que nous la ressentons, est une illusion relative. Elle existe dans notre perception mais l’énergie qui la sous-tend continue d’exister au-delà de nos cadres mentaux, de nos interprétations, de nos croyances, et peut se manifester autrement. C'est la lecture subjective de ce que nous vivons qui crée et entretient l'illusion de la perte. Il existe une continuité bien réelle même si elle nous est invisible et nous échappe, comme ces anecdotes le montrent. Des choses peuvent disparaitre de notre vie, mais elles ne meurent pas : elles continuent de circuler. La mort et la perte ne sont pas des fins absolues mais des moments transitoires. Ce qui semblait perdu se fraye toujours un autre chemin pour revenir, réapparaitre et nous rejoindre autrement.

Comment tout cela résonne-t-il en vous ? Je suis curieuse de découvrir quelles autres anecdotes et synchronicités la vie nous réserve encore ! 💫
Si vous souhaitez poursuivre la lecture et découvrir la suite de cet enseignement :

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